L'ORPHÉ s'engage en faveur de la représentation et de l'inclusion des personnes handicapées lors du tout premier Sommet national sur l'intelligence artificielle et la culture
Artificial intelligence (AI) is transforming the way we create and experience culture, and it is already reshaping how the screen industry operates. As these changes unfold, an important question emerges: is accessibility part of the conversation? How are disabled creatives being considered in the development of not only technology, but also the policies that guide it?
To explore these questions and share the DSO’s perspective, from March 15 to 17 our Executive Director Winnie Luk attended the first-ever National Summit on Artificial Intelligence and Culture, presented in partnership with the Banff Centre for Arts and Creativity. The event brought together approximately 300 leaders from across cultural, government, technology, academic, and civil society sectors to shape a shared vision for the future of culture in the age of artificial intelligence.
For the DSO, the summit offered an opportunity to emphasize the need for accessibility, disability representation, and intersectional thinking as this technology continues to evolve. In her meetings, Winnie stressed the importance of including equity-deserving communities, particularly the disability community, in AI design and use, and of being proactive and timely in policy development. She also discussed the importance of inclusive and equitable AI standards.

Discussions

Développer : créer des outils basés sur l'IA qui répondent aux besoins des créateurs et des industries culturelles.

Dynamiser : dynamiser le secteur culturel grâce à l'adoption de l'IA, aux talents et à la formation.
La table ronde « Empower » a réuni Chris Lorway (Centre des arts de Banff), Natasha Ita MacDonald (Heritage Lab), Lesley Klassen (New Media Manitoba), Avery Swartz (Camp Tech), Owais Lightwala (Toronto Metropolitan University) et Samuel Bischoff (Directors Guild of Canada).
Natasha a fait remarquer que de nombreux acteurs du secteur culturel décrivent leur expérience de l'IA comme une forme de colonisation. Dans de nombreux cas, leur œuvre a été utilisée pour entraîner des algorithmes sans leur autorisation, pour que ces systèmes finissent par leur faire compétition, alors que les personnes concernées ne sont jamais consultées ni invitées à s'exprimer. Elle a souligné l'urgence de décoloniser l'IA.

Protéger : Protéger la créativité en prenant des mesures pour que les solutions d'intelligence artificielle soient responsables, fiables et favorisent la création humaine.
Michelle Yeung (Mass Culture), Sean Power (Musical AI), Justine Gauthier (LawZero), Sven Buridans (Fédération culturelle canadienne-française), Stéphanie Hénault (National Association of Book Publishers) et Paul Gagnon (BCF Business Law) ont apporté à la discussion des points de vue variés issus des secteurs de la musique, de l'édition et des communautés francophones en situation minoritaire, en mettant l'accent sur la manière de protéger les créateurs dans un paysage de l'IA en pleine évolution.
Le sommet comprenait également un discours liminaire de Shani Gwin, fondatrice métisse de sixième génération et PDG de pipikwan pêhtâkwan ; des conférences sur le leadership animées par Pina D’Agostino (York University), Marie-Julie Desrochers (Coalition for the Diversity of Cultural Expressions), Andrea Kokonis, directrice juridique et avocate générale de la Society of Composers, Authors and Music Publishers of Canada (SOCAN), et Pascale Landry (Compétence Culture) ; une vitrine sur l’intelligence artificielle, comprenant des kiosques interactifs proposant des démonstrations d’applications pratiques de l’IA dans le secteur culturel ; ainsi qu’un service de conseil en adoption de l’IA destiné au secteur culturel.
À la suite de ces discussions, le gouvernement du Canada mettra en place un Conseil consultatif sur l’IA et la culture, une initiative conjointe des ministres Marc Miller et Evan Solomon. Ce conseil aidera le gouvernement et le secteur des industries créatives à s’adapter aux changements induits par l’intelligence artificielle, tout en fournissant des conseils et des analyses réguliers afin de soutenir à la fois la protection des industries culturelles canadiennes et les possibilités de croissance et d’innovation.

En marge du sommet, Winnie a participé à une visite guidée du Centre national d’accèsArts (CNaA) en compagnie du ministre Marc Miller. Le CNaA, qui est à la fois la plus ancienne et la plus grande organisation artistique pour les personnes handicapées au Canada, soutient des centaines d’artistes atteints de troubles du développement, de handicaps physiques ou de handicaps acquis. Merci à JS Ryu et à l’équipe du CNaA pour cette visite très agréable !
L'ORPHÉ se montre optimiste quant aux opportunités offertes par l'IA, mais nous restons vigilants afin de veiller à ce que l'accessibilité et les droits des créateurs restent au cœur de nos préoccupations. Nous continuerons à défendre des approches inclusives et à œuvrer pour un avenir où les créateurs en situation de handicap seront activement associés à l'élaboration de cette technologie.

